Archives pour la catégorie 5- Pierre Bayle : la tolérance et les droits de la conscience errante

Séquence 5 : Pour aller plus loin avec des adultes

Faire lire le chapitre 6 du livre De Luther à Luther King, une histoire protestante de la liberté de conscience : Contraindre les consciences ?

  • À votre avis, la tolérance est-elle une valeur prônée par la Bible ? Évoquez entre vous des textes ou des situations qui vont à l’encontre de l’idée de tolérance et les textes ou les situations qui sont favorables à l’idée de tolérance. Comment les uns et les autres peuvent-ils être mis en perspective ?

 

  • Jésus avait-il une attitude particulière dans ce domaine ? Avec qui était-il tolérant, avec qui était-il moins tolérant ? Pourquoi ?

 

  • Selon vous la foi peut-elle s’accommoder de la contrainte ? Ou tout au moins d’une forme de pression ? À la lumière de ce que vous venez d’exprimer, quelle pédagogie faut-il utiliser dans l’instruction religieuse des enfants ?

 

  • Comment comprenez-vous l’exhortation de l’apôtre Paul à ne pas juger en Romains 2.1-11 ? A-t-elle un rapport avec l’idée de tolérance ?

 

  • Pouvez-vous citer dans l’histoire de l’Église des périodes où les chrétiens ont été victimes d’intolérance ? Et aujourd’hui, où est-il plus difficile d’être chrétien ?

 

  • L’histoire des protestants en France devrait-elle les amener à se montrer particulièrement tolérants ? Comment voyez-vous les choses ? Comment selon vous cette tolérance devrait-elle se manifester dans la vie en société ?

 

  • Le témoignage chrétien (en vue d’amener d’autres à une rencontre personnelle avec Jésus-Christ) doit-il s’accompagner de précautions particulières, d’une certaine déontologie ? Essayez de faire une liste de ces ‘bonnes pratiques’ en matière de témoignage.

Séquence 5 : Animation pour les 15 ans et plus

Objectifs de Séance

  • Je découvre que la tolérance est fondée sur la possibilité de se tromper, accordée à tous.
  • J’apprends à écouter et obéir à ma propre conscience dans ma démarche de foi, afin d’essayer d’être toujours vrai et sincère devant Dieu.
  • J’apprends à considérer l’errance d’une personne comme une étape dans son cheminement spirituel, dans ma recherche de la vérité et de la vraie liberté.
  • Je comprends que la foi est une rencontre avec Dieu qui passe par les chemins de la volonté, du cœur et de l’esprit.
  • Je comprends que l’on ne peut envisager le recours à la force comme moyen possible de convaincre quelqu’un de la vérité ou comme moyen de l’amener à avoir la foi. Il est important d’être dirigé par l’amour du prochain et par le Saint-Esprit dans notre démarche de témoignage.
  • Actes 9.10-19 (sincèrement dans l’erreur…) + Romains 7.18-20

 

Accroche : les illusions d’optique

Pour aborder la problématique des divergences de points de vue sur un même support / objet d’étude, on peut partir d’une image qui n’est généralement pas perçue ou lue de la même façon par tout le monde.

Consigne : Voici une image un peu spéciale: tout le monde n’y verra peut-être pas la même chose! Dites en un mot ce que vous voyez, et justifiez votre réponse en décrivant les détails qui vous ont amené à donner cette interprétation de l’image.

Trompe l'oeil 2 1    Trompe l'oeil 3  2

Illustration n°1 : soit on voit une vieille dame au nez crochu coiffée d’un fichu, soit on voit une jeune femme brune vue de profil, qui tourne la tête vers l’arrière.

Illustration n° 2 : soit on voit la fenêtre d’en haut, soit on la voit d’en bas…

NB : Vous pourrez trouver d’autres exemples sur le site d’ophtalmologie appelé ophtasurf : http://ophtasurf.free.fr/illusionartp1.htm

Conclure sur la relativité/subjectivité de nos perceptions !

 

Le texte biblique : Actes 9.10-19 (Sincèrement dans l’erreur…)

Lire ce récit sur la vie de Paul avant et après sa conversion.

Ce texte a été choisi pour montrer à quel point on peut être sincère et pieux d’un point de vue extérieur, mais pourtant être totalement dans l’erreur… Il montre aussi que les méthodes humaines où l’on a recours à la contrainte et la force dans le domaine de la foi et des convictions ne sont pas celles de Dieu. Dieu au contraire veut changer le cœur de Paul qui utilisait la force contre les chrétiens. C’est exactement le point de vue de Pierre Bayle face à la persécution des protestants par Louis XIV (Cf. ci-dessus : « Questions théologiques »).

Insister en particulier sur les changements apportés par sa « rencontre » avec Christ non seulement sur son être intérieur, mais aussi sur sa façon d’aborder les croyants d’une part, mais aussi les non croyants. Il deviendra alors un fidèle et puissant témoin de Christ et un missionnaire engagé dans la propagation de la foi.

En tant que pharisien, Paul était un notable parmi les religieux de l’époque, et un fervent défenseur de la loi et de la doctrine fondamentaliste à laquelle il adhérait. Après la résurrection du Christ (où se situe cet épisode des Actes des apôtres), son engagement l’a amené à combattre les chrétiens et les traquer en vue de les éliminer, ou tout au moins de les empêcher de propager leurs idées et leurs croyances en cet homme nommé Jésus qu’ils considéraient comme le Messie tant attendu par les israélites.

Sur la route de Damas, il fit une expérience majeure qui transforma sa vie, puisqu’il fut aveuglé et interpellé directement par une voix qui lui disait : « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Ayant reconnu à ce moment-là qu’il s’agissait évidemment de ce Jésus qu’il combattait de toute ses forces, il décida de suivre les instructions de cette voix afin de recouvrer la vue, et il marqua son engagement en parlant, partout où il le pouvait, de Jésus comme du Messie promis, et de l’œuvre qu’il avait accomplie sur la croix pour le salut de l’humanité.

Son témoignage est celui d’un homme sincèrement convaincu de son erreur, qui a su reconnaître qu’il s’était trompé, et qui, après cette expérience marquante, s’est laissé guider par ses nouvelles convictions intérieures, le Saint-Esprit en lui. Il a réorienté son engagement et sa vie en cohérence avec sa foi en Christ.

Reprendre les éléments les plus significatifs de la biographie de Pierre Bayle et ce qui l’a amené à promouvoir la notion de « tolérance de la conscience errante » (Cf. fichier audio ou DVD du spectacle).

 

Vidéo : la fable du vent et du soleil

Regarder la vidéo puis faire réfléchir sur la méthode qui s’est avérée la plus efficace pour convaincre le voyageur d’enlever son écharpe : la force du vent opposée à la douceur du soleil.

adresse: https://www.youtube.com/watch?v=qPMBdPrcp2A)

 

Être témoin

Ouverture sur la vie des participants par des questionnements :

Comment ce récit s’applique-t-il à moi concrètement ? Comment est-ce que je me comporte vis-à-vis de ceux qui pensent et croient différemment de moi ? Suis-je tolérant, ou est-ce que je cherche à les convaincre pour montrer que j’ai raison, que c’est moi qui suis dans la vérité alors que l’autre est dans l’erreur ?

Qu’en est-il de mon témoignage ? Est-ce que ma vie est en accord avec les idées et les principes auxquels je crois profondément ? Avec la foi que je prétends avoir ? Avec les valeurs que je proclame être vraies et justes ? Est-ce que ma démarche de témoignage, d’échange ou de partage avec mon prochain est motivée par l’amour et le respect de ce qu’il est et de ce qu’il croit fermement ou même de ses doutes ?

Donner quelques exemples concrets dans lesquels les participants peuvent se retrouver. Pour les plus jeunes, insister surtout sur l’accueil plus ou moins chaleureux et amical qu’ils réservent parfois à ceux qui sont différents (les handicapés, les obèses, les noirs, ceux qui ne sont pas très « à la mode » dans leur habillement ou leurs jeux, etc.)

La leçon à tirer de cette vidéo peut trouver une application lorsque l’on témoigne de sa foi.

En effet :

  • Soit que l’on veuille user de violence pour forcer quelqu’un à croire,
  • Soit que l’on veuille lui imposer des préceptes et des règles de vie pour qu’il cesse de commettre des « péchés »,
  • Soit que l’on multiplie les arguments pour chercher à le convaincre de croire en Dieu,

Cela ne sert souvent de rien, car :

  • La foi est avant tout affaire de cœur, et une conversion verbale sans l’adhésion du cœur n’est rien d’autre que du vent,
  • pour celui qui est perdu, il ne suffit pas de changer de mode de vie, il faut accepter l’autorité de Dieu dans sa vie
  • Le meilleur « argument » de Dieu pour tous les hommes reste son amour inconditionnel, comme le soleil a déversé sa chaleur en abondance pour convaincre le marcheur de retirer son vêtement.

 

Discussion : Chrétien ? Protestant ? Frère ?

Réflexion sur ce que signifie être « chrétien », et être « protestant ».

On peut commencer par présenter des étiquettes avec les mots : « évangéliques », « baptistes », « presbytériens », « luthériens », « calvinistes », « apostoliques », « mennonites », « amish », « quakers », « catholiques », « orthodoxes », « anglican » etc. pour aborder toute la diversité de l’Église universelle aujourd’hui, avec toutes les différentes dénominations qui la composent.

Montrer surtout que cette pluralité ne signifie pas que certains groupes d’Eglises sont dans l’erreur alors que d’autres détiendraient la vérité suprême. La vérité est plutôt une quête individuelle et collective qui se poursuivra inlassablement jusqu’au retour final de Jésus-Christ. C’est un cheminement qui se fait souvent par paliers, comme la reconstitution d’un puzzle qui peut prendre plus ou moins de temps, mais tant qu’on n’a pas totalement reconstitué l’ensemble de ce puzzle, on est encore partiellement dans l’erreur. Heureusement, Dieu, qui connait nos cœurs, sait être patient et rempli de grâce envers nous.

Montrer que pour les chrétiens qui composent l’Église en général, cette quête a été constamment entretenue et renouvelée par les défis qui nous étaient lancés par le monde, soit par les épreuves qu’il nous infligeait, soit par les positions contradictoires qu’il nous opposait. Aujourd’hui encore le monde nous interroge et nous remet sans cesse en question, il est donc important de pouvoir proclamer et justifier nos croyances et nos convictions en s’appuyant sur l’aide du Saint-Esprit et une bonne connaissance de la Parole de Dieu.  C’est son étude régulière et approfondie qui va alimenter notre foi et notre espérance pour nous rapprocher le plus possible de la vérité, et c’est notre attitude de tolérance et d’amour envers ceux que nous considérons être « dans l’erreur » qui va donner du poids à notre témoignage.

La tolérance s’impose donc comme une manifestation nécessaire de notre amour et respect de l’autre en tant qu’être humain, et de notre humilité devant la vérité qui n’appartient qu’à Dieu seul.

C’est en tolérant leurs errances qu’on leur permettra d’être cohérent avec leurs convictions profondes, et c’est en comptant sur l’action conjointe du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu qu’on leur permettra d’avancer dans leur quête vers la vérité.

Pour un groupe assez avancé, on peut aborder la question des limites de la tolérance : Qui puis-je appeler mon « frère » (ou ma « sœur ») dans la foi, et qui ne l’est pas ? Sur quels critères va-t-on se baser pour répondre à cette question ? Jusqu’à quel point puis-je envisager de collaborer dans l’œuvre de Dieu avec quelqu’un qui ne partage pas totalement les mêmes croyances/convictions que moi ?

Voici, pour alimenter la réflexion, une citation de Saint Augustin qui peut être intéressante à méditer sur le thème de la tolérance :

« À force de tout voir, on finit par tout supporter…

À force de tout supporter, on finit par tout tolérer…

À force de tout tolérer, on finit par tout accepter…

À force de tout accepter, on finit par tout approuver ! »

Attention ! Saint Augustin n’est pas un modèle de tolérance : il est celui qui a demandé à l’empereur d’utiliser la force pour contraindre les hérétiques de son temps à revenir dans le giron de l’Église. C‘est lui qui a osé dire : « L’Église persécute par amour. »

Activité

Réécriture à partir du poème « Si… » de Rudyard Kipling.

Voici le poème de Rudyard Kipling, daté de 1910, intitulé « If » tiré du site de calligraphie et d’enluminure de « Guérande ».

http://www.atelierguerande.com/124-si-de-kipling-tu-seras-un-homme-mon-fils.php

Kipling

Le texte de « Si… »

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie 

Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, 

Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties 

Sans un geste et sans un soupir ; 

 

Si tu peux être amant sans être fou d’amour, 

Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre, 

Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, 

Pourtant lutter et te défendre ; 

 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles 

Travesties par des gueux pour exciter des sots, 

Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles 

Sans mentir toi-même d’un mot ; 

 

Si tu peux rester digne en étant populaire, 

Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, 

Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, 

Sans qu’aucun d’eux ne soit tout pour toi ;

 

Si tu sais méditer, observer et connaître, 

Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, 

Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, 

Penser sans n’être qu’un penseur ; 

 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage, 

Si tu peux être brave et jamais imprudent, 

Si tu sais être bon, si tu sais être sage, 

Sans être moral ni pédant ; 

 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite 

Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, 

Si tu peux conserver ton courage et ta tête 

Quand tous les autres les perdront, 

 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire 

Seront à tout jamais tes esclaves soumis, 

Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire :

Tu seras un homme, mon fils. 

 

Consigne:

Rédiger un slam (avec rythme et accompagnement musical) d’un père à l’attention de son fils sur l’attitude à adopter vis-à-vis de ceux qui sont différents et pensent différemment de nous. On peut éventuellement imposer des mots-clés comme : vérité / erreur, accepter / refuser, sincérité, sévérité, faible / fort, conscience, respect / violence, etc.

Il est important de prévoir un moment de partage du texte avec la communauté lors d’un culte.

Être témoin

Donnez vous-mêmes un mot, ou demandez à une personne de la paroisse de venir témoigner : « comment dans son contexte de travail elle essaye de signifier, de montrer qu’elle est chrétienne, qu’elle suit le Christ, tout en respectant les autres ». Comment elle tente de trouver l’équilibre en « rendant compte de l’espérance qui est en elle », et en même temps de ne pas l’imposer aux autres.

 

Temps de prière

Pour la prière, utiliser Romains 7.18-20 comme support de prière d’humilité qui dépose devant Dieu la difficulté à agir comme on aimerait. Cette prière peut se faire dans le silence avec un fond musical doux.

Ne surtout pas oublier de clore ce moment par une proclamation de la grâce en utilisant les deux versets qui suivent :

Romains 7.25 et 8.1 : Dieu soit loué, par Jésus-Christ notre Seigneur. […] Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ.

Le texte de Rudyard Kipling peut être utilisé comme envoi de ce petit temps de culte.

Séquence 5 : Animation pour 11-14 ans

Objectifs pédagogiques

  • J’apprends à faire la différence entre « croire » et « savoir », entre une conviction et une connaissance irréfutable.
  • Actes 9.10-19 (Sincèrement dans l’erreur…) + Romains 7.18-20

 

Accroche : les illusions d’optique

Pour aborder la problématique des divergences de points de vue sur un même support / objet d’étude, on peut partir d’une image qui n’est généralement pas perçue ou lue de la même façon par tout le monde.

Consigne : Voici une image un peu spéciale: tout le monde n’y verra peut-être pas la même chose! Dites en un mot ce que vous voyez, et justifiez votre réponse en décrivant les détails qui vous ont amené à donner cette interprétation de l’image.

Trompe l'oeil 2 1    Trompe l'oeil 3  2

Illustration n°1 : soit on voit une vieille dame au nez crochu coiffée d’un fichu, soit on voit une jeune femme brune vue de profil, qui tourne la tête vers l’arrière.

Illustration n° 2 : soit on voit la fenêtre d’en haut, soit on la voit d’en bas…

NB : Vous pourrez trouver d’autres exemples sur le site d’ophtalmologie appelé ophtasurf : http://ophtasurf.free.fr/illusionartp1.htm

Conclure sur la relativité/subjectivité de nos perceptions !

 

Le texte biblique : Actes 9.10-19

Lire ce récit sur la vie de Paul avant et après sa conversion.

Ce texte a été choisi pour montrer à quel point on peut être sincère et pieux d’un point de vue extérieur, mais pourtant être totalement dans l’erreur… Il montre aussi que les méthodes humaines où l’on a recours à la contrainte et la force dans le domaine de la foi et des convictions ne sont pas celles de Dieu. Dieu au contraire veut changer le cœur de Paul qui utilisait la force contre les chrétiens. C’est exactement le point de vue de Pierre Bayle face à la persécution des protestants par Louis XIV (Cf. ci-dessus : « Questions théologiques »).

Insister en particulier sur les changements apportés par sa « rencontre » avec Christ non seulement sur son être intérieur, mais aussi sur sa façon d’aborder les croyants d’une part, mais aussi les non croyants. Il deviendra alors un fidèle et puissant témoin de Christ et un missionnaire engagé dans la propagation de la foi.

En tant que pharisien, Paul était un notable parmi les religieux de l’époque, et un fervent défenseur de la loi et de la doctrine fondamentaliste à laquelle il adhérait. Après la résurrection du Christ (où se situe cet épisode des Actes des apôtres), son engagement l’a amené à combattre les chrétiens et les traquer en vue de les éliminer, ou tout au moins de les empêcher de propager leurs idées et leurs croyances en cet homme nommé Jésus qu’ils considéraient comme le Messie tant attendu par les israélites.

Sur la route de Damas, il fit une expérience majeure qui transforma sa vie, puisqu’il fut aveuglé et interpellé directement par une voix qui lui disait : « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Ayant reconnu à ce moment-là qu’il s’agissait évidemment de ce Jésus qu’il combattait de toute ses forces, il décida de suivre les instructions de cette voix afin de recouvrer la vue, et il marqua son engagement en parlant, partout où il le pouvait, de Jésus comme du Messie promis, et de l’œuvre qu’il avait accomplie sur la croix pour le salut de l’humanité.

Son témoignage est celui d’un homme sincèrement convaincu de son erreur, qui a su reconnaître qu’il s’était trompé, et qui, après cette expérience marquante, s’est laissé guider par ses nouvelles convictions intérieures, le Saint-Esprit en lui. Il a réorienté son engagement et sa vie en cohérence avec sa foi en Christ.

Reprendre les éléments les plus significatifs de la biographie de Pierre Bayle et ce qui l’a amené à promouvoir la notion de « tolérance de la conscience errante » (Cf. fichier audio ou DVD du spectacle).

 

Vidéo :  la fable du vent et du soleil

Regarder la vidéo puis faire réfléchir sur la méthode qui s’est avérée la plus efficace pour convaincre le voyageur d’enlever son écharpe : la force du vent opposée à la douceur du soleil. Adresse: https://www.youtube.com/watch?v=qPMBdPrcp2A

 

Appropriation

Ouverture sur la vie des catéchumènes par des questionnements :

Comment ce récit s’applique-t-il à moi concrètement ? Comment est-ce que je me comporte vis-à-vis de ceux qui pensent et croient différemment de moi ? Suis-je tolérant, ou est-ce que je cherche à les convaincre pour montrer que j’ai raison, que c’est moi qui suis dans la vérité alors que l’autre est dans l’erreur ?

Qu’en est-il de mon témoignage ? Est-ce que ma vie est en accord avec les idées et les principes auxquels je crois profondément ? avec la foi que je prétends avoir ? avec les valeurs que je proclame être vraies et justes ? Est-ce que ma démarche de témoignage, d’échange ou de partage avec mon prochain est motivée par l’amour et le respect de ce qu’il est et de ce qu’il croit fermement ou même de ses doutes ?

Donner quelques exemples concrets et personnels dans votre travail, votre voisinage, avec vos amis par exemple, dans lesquels les catéchumènes peuvent se retrouver. Pour les plus jeunes, insister surtout sur l’accueil plus ou moins chaleureux et amical qu’ils réservent parfois à ceux qui sont différents (les handicapés, les gros, les noirs, ceux qui ne sont pas très « à la mode » dans leur habillement ou leurs jeux, etc.)

La leçon à tirer de cette vidéo peut trouver une application lorsque l’on témoigne de sa foi.

En effet :

  • Soit que l’on veuille user de violence pour forcer quelqu’un à croire,
  • Soit que l’on veuille lui imposer des préceptes et des règles de vie pour qu’il cesse de commettre des « péchés »,
  • Soit que l’on multiplie les arguments pour chercher à le convaincre de croire en Dieu,

cela ne sert de rien, car :

  • la foi est avant tout affaire de cœur, et une conversion verbale sans l’adhésion du cœur n’est rien d’autre que du vent,
  • pour celui qui est perdu, il ne suffit pas de changer de mode de vie, il faut accepter l’autorité de Dieu dans sa vie
  • le meilleur « argument » de Dieu pour tous les hommes reste son amour inconditionnel, comme le soleil a déversé sa chaleur en abondance pour convaincre le marcheur de retirer son vêtement.

 

Discussion : Chrétien ? Protestant ? Frère ?

 

Réflexion sur ce que signifie être « chrétien », et être « protestant ».

On peut commencer par présenter des étiquettes avec les mots : « évangéliques », « baptistes », « presbytériens », « luthériens », « calvinistes », « apostoliques », « mennonites », « amish », « quakers », etc. pour aborder toute la diversité de l’Église universelle aujourd’hui, avec toutes les différentes dénominations qui la composent.

Montrer surtout que cette pluralité ne signifie pas que certains groupes d’Églises sont dans l’erreur alors que d’autres détiendraient la vérité suprême. La vérité est plutôt une quête individuelle et collective qui se poursuivra inlassablement jusqu’au retour final de Jésus-Christ. C’est un cheminement qui se fait souvent par paliers, comme la reconstitution d’un puzzle qui peut prendre plus ou moins de temps, mais tant qu’on n’a pas totalement reconstitué l’ensemble de ce puzzle, on est encore partiellement dans l’erreur. Heureusement, Dieu, qui connait nos cœurs, sait être patient et rempli de grâce envers nous.

Montrer que pour les chrétiens qui composent l’Église en général, cette quête a été constamment entretenue et renouvelée par les défis qui nous étaient lancés par le monde, soit par les épreuves qu’il nous infligeait, soit par les positions contradictoires qu’il nous opposait. Aujourd’hui encore, le monde nous interroge et nous remet sans cesse en question, il est donc important de pouvoir proclamer et justifier nos croyances et nos convictions en s’appuyant sur l’aide du Saint-Esprit et une bonne connaissance de la Parole de Dieu.  C’est son étude régulière et approfondie qui va alimenter notre foi et notre espérance pour nous rapprocher le plus possible de la vérité, et c’est notre attitude de tolérance et d’amour envers ceux que nous considérons être « dans l’erreur » qui va donner du poids à notre témoignage.

La tolérance s’impose donc comme une manifestation nécessaire de notre humilité devant la vérité qui n’appartient qu’à Dieu seul.

C’est en tolérant leurs errances qu’on leur permettra d’être cohérent avec leurs convictions profondes, et c’est en comptant sur l’action conjointe du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu qu’on leur permettra d’avancer dans leur quête vers la vérité.

 

Animation : le sketch des marcheurs

L’idée est de mettre en scène une situation fictive de diversité où il est important d’assumer sa différence tout en cherchant à convaincre ou influencer les autres par une argumentation choisie. Néanmoins cela devra se faire dans une atmosphère d’écoute attentive et respectueuse de l’autre et donc dans un esprit de paix et de tolérance.

Le moniteur demande à plusieurs enfants (au moins 4 ou 5) de réfléchir à des façons de marcher « originales » pour aller récupérer un objet quelconque (un foulard sur l’armoire, une boîte par terre, un parapluie derrière une chaise, etc.). Par exemple ils peuvent choisir de marcher de côté comme les crabes, marcher accroupis comme des canards, avancer à cloche pied… à l’exception bien sûr de notre façon de marcher « normale ».

Ces enfants doivent faire une démonstration de leur marche devant le reste du groupe sur un parcours linéaire délimité (de 5 à 10 mètres par exemple). Chaque marcheur devra ensuite chercher à convaincre ses camarades pourquoi c’est lui qui avait la meilleure façon de marcher, en argumentant et justifiant son point de vue.

Les enfants spectateurs décideront au final qui était le plus convainquant et efficace en fonction de l’objet à récupérer.

 

Chant : La meilleure façon de marcher

On peut ensuite faire chanter le chant: « La meilleure façon de marcher » qui se trouve sur « You tube » à l’adresse suivante : https://youtu.be/e9MjMwjjxaA

Voici les paroles:

Dans la troupe, y’a pas d’jambes de bois !

Y’a des nouilles, mais ça n’se voit pas ! (Variante: La démarche s’en ressent parfois !)

La meilleure façon de marcher, c’est encore la nôtre ! (Variante: Qui doit être la nôtre !)

C’est de mettre un pied d’vant l’autre … et d’recommencer ! 

 

On fait alors réfléchir les catéchumènes sur le fait qu’un petit enfant ne marche pas comme un jeune adolescent, qui n’a pas la même démarche qu’un adulte ou un vieillard.

Il nous semble évident que la marche se fait en mettant un pied devant l’autre, mais cela n’a pas toujours été aussi facile tout de même. Nous voudrions tous dire aux autres comment ils devraient penser, réfléchir, se comporter, etc. parce que nous sommes tous convaincus que notre méthode est forcément la meilleure. Mais une girafe peut-elle imposer une autre façon de marcher à un canard ? ou à un kangourou ? ou même à un poisson ou un oiseau ? Ce sont des questions que l’on peut se poser.

 

Dans les Églises, les sensibilités peuvent varier, les façons de s’exprimer également (certains sont plus expressifs que d’autres), mais la vérité reste une car Jésus nous dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi »

On peut rajouter deux autres versets :

« Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec charité, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. » (Éph 4.1-6)

ou :

« C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.… » (Col 1.9-11)

 

Activité : changeons de point de vue !

Création d’anamorphoses de mots ou serpents de mots ou mots en miroir.

Une anamorphose de mot est une distorsion ou une déstructuration du mot qui ne permet pas de le lire correctement, sauf si l’on se place d’un certain point de vue qui donnera la “clé” pour accéder à la lecture du mot. L’objectif est ici de montrer qu’en changeant de point de vue, ce qu’on voit ou perçoit peut-être totalement différent de notre première approche !

Montrer d’abord un exemple d’anamorphose de mot. Exemple avec le texte « DIEU EST AMOUR »

AnamorphosePour l’exemple ci-dessus, le texte devient lisible quand on positionne son regard au même niveau que la feuille posée à plat sur une table. L’effet de la perspective étant ainsi réduit, les lettres semblent moins allongées et il devient plus facile de lire le texte !

On peut ensuite donner à chaque enfant un “mot secret” différent (ou groupe de mots) à reproduire également sous forme d’anamorphose.

Les autres enfants devront essayer de déchiffrer le mot de leurs camarades. En collectant toutes les réponses, ils devraient pouvoir reconstituer un verset (par exemple Jean 4.24 « Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » qui résume le fait qu’on ne peut forcer quelqu’un à croire s’il n’en a pas la conviction, on ne peut adorer Dieu que « en esprit et en vérité »!)

 

Les serpents de mots sont des phrases écrites sans séparation ni ponctuation entre les mots. Les enfants doivent reconstituer la phrase qui est cachée dans le serpent de mots.

Exemple avec la phrase: « Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » :

 

Les mots en miroir se lisent à l’aide d’un miroir.

Exemple avec « Dieu est esprit »:

Autres exemples de lettres disposées à des distances différentes et qui forment des mots quand on les regarde d’un certain point de vue.

Boum 1

Boum 2

Chic 1

Chic 2

Foot1

Foot2

On peut faire créer aux enfants un décor d’anamorphose avec des mots courts de 4 lettres.

Voici des vidéos pleines d’ingéniosité qui jouent à fond sur les effets d’anamorphoses:

https://youtu.be/tBNHPk-Lnkk

 

Temps de prière

Utiliser des supports tels que :

  • Cocotte de prière (origami), tutoriel sur

choisislavie.eklablog.com/cocotte-de-priere-a88371143

  • Galets
  • Cube de prière (image collée ou dessinée sur chaque face du cube)

 

Ou utiliser des mots clés comme : pardon, perdu, retrouvé, peur, erreur, ne pas forcer…

Séquence 5 : Animation pour 7-10 ans

Objectifs pédagogiques

  • J’accepte que sur le chemin de la foi, même en étant sincère, il est possible de faire des erreurs. Il est important de continuer à chercher.
  • Actes 9.10-19 (Sincèrement dans l’erreur…)

 

Accroche : les illusions d’optique

Pour aborder la problématique des divergences de points de vue sur un même support / objet d’étude, on peut partir d’une image qui n’est généralement pas perçue ou lue de la même façon par tout le monde.

Consigne : Voici une image un peu spéciale: tout le monde n’y verra peut-être pas la même chose! Dites en un mot ce que vous voyez, et justifiez votre réponse en décrivant les détails qui vous ont amené à donner cette interprétation de l’image.

1Trompe l'oeil 2                                   2Trompe l'oeil 3

 

Illustration n°1 : soit on voit une vieille dame au nez crochu coiffée d’un fichu, soit on voit une jeune femme brune vue de profil, qui tourne la tête vers l’arrière.

Illustration n° 2 : soit on voit la fenêtre d’en haut, soit on la voit d’en bas…

NB : Vous pourrez trouver d’autres exemples sur le site d’ophtalmologie appelé ophtasurf : http://ophtasurf.free.fr/illusionartp1.htm

Conclure sur la relativité/subjectivité de nos perceptions !

 

Le texte biblique : Actes 9.10-19

Lire ce récit sur la vie de Paul avant et après sa conversion.

Ce texte a été choisi pour montrer à quel point on peut être sincère et pieux d’un point de vue extérieur, mais pourtant être totalement dans l’erreur… Il montre aussi que les méthodes humaines où l’on a recours à la contrainte et la force dans le domaine de la foi et des convictions ne sont pas celles de Dieu. Dieu au contraire veut changer le cœur de Paul qui utilisait la force contre les chrétiens. C’est exactement le point de vue de Pierre Bayle face à la persécution des protestants par Louis XIV (Cf. ci-dessus : « Questions théologiques »).

Insister en particulier sur les changements apportés par sa « rencontre » avec Christ non seulement sur son être intérieur, mais aussi sur sa façon d’aborder les croyants d’une part, mais aussi les non croyants. Il deviendra alors un fidèle et puissant témoin de Christ et un missionnaire engagé dans la propagation de la foi.

En tant que pharisien, Paul était un notable parmi les religieux de l’époque, et un fervent défenseur de la loi et de la doctrine fondamentaliste à laquelle il adhérait. Après la résurrection du Christ (où se situe cet épisode des Actes des apôtres), son engagement l’a amené à combattre les chrétiens et les traquer en vue de les éliminer, ou tout au moins de les empêcher de propager leurs idées et leurs croyances en cet homme nommé Jésus qu’ils considéraient comme le Messie tant attendu par les israélites.

Sur la route de Damas, il fit une expérience majeure qui transforma sa vie, puisqu’il fut aveuglé et interpellé directement par une voix qui lui disait : « Pourquoi me persécutes-tu ? ». Ayant reconnu à ce moment-là qu’il s’agissait évidemment de ce Jésus qu’il combattait de toute ses forces, il décida de suivre les instructions de cette voix afin de recouvrer la vue, et il marqua son engagement en parlant, partout où il le pouvait, de Jésus comme du Messie promis, et de l’œuvre qu’il avait accomplie sur la croix pour le salut de l’humanité.

Son témoignage est celui d’un homme sincèrement convaincu de son erreur, qui a su reconnaître qu’il s’était trompé, et qui, après cette expérience marquante, s’est laissé guider par ses nouvelles convictions intérieures, le Saint-Esprit en lui. Il a réorienté son engagement et sa vie en cohérence avec sa foi en Christ.

Reprendre les éléments les plus significatifs de la biographie de Pierre Bayle et ce qui l’a amené à promouvoir la notion de « tolérance de la conscience errante » (Cf. fichier audio ou DVD du spectacle).

 

Vidéo

Présenter la fable du vent et du soleil à l’adresse suivante :

Puis faire réfléchir sur la méthode qui s’est avérée la plus efficace pour convaincre le voyageur d’enlever son écharpe : la force du vent opposée à la douceur du soleil.

Appropriation

Ouverture sur la vie des enfants par des questionnements :

Comment ce récit s’applique-t-il à moi concrètement ? Comment est-ce que je me comporte vis-à-vis de ceux qui pensent et croient différemment de moi ? Suis-je tolérant, ou est-ce que je cherche à les convaincre pour montrer que j’ai raison, que c’est moi qui suis dans la vérité alors que l’autre est dans l’erreur ?

Qu’en est-il de mon témoignage ? Est-ce que ma vie est en accord avec les idées et les principes auxquels je crois profondément ? avec la foi que je prétends avoir ? avec les valeurs que je proclame être vraies et justes ? Est-ce que ma démarche de témoignage, d’échange ou de partage avec mon prochain est motivée par l’amour et le respect de ce qu’il est et de ce qu’il croit fermement ou même de ses doutes ?

Donner quelques exemples concrets et personnels dans votre travail, votre voisinage, avec vos amis par exemple, dans lesquels les catéchumènes peuvent se retrouver. Pour les plus jeunes, insister surtout sur l’accueil plus ou moins chaleureux et amical qu’ils réservent parfois à ceux qui sont différents (les handicapés, les gros, les noirs, ceux qui ne sont pas très « à la mode » dans leur habillement ou leurs jeux, etc.)

 

Animation : L’orchestre de la diversité

Dans un orchestre, l’harmonie viendra de la capacité de chaque musicien à écouter les autres instruments pour que tous jouent ensemble une partition merveilleuse à la gloire de Dieu, à condition que ce soit lui notre chef d’orchestre et celui qui inspire notre musique et notre recherche de la vérité.

Faire référence à Pierre Bayle qui disait que :

« Tolérer plusieurs religions permettrait de faire un concert et une harmonie de plusieurs voix et instruments de différents tons et notes, aussi agréable pour le moins que l’uniformité d’une seule voix ».

Concevoir divers instruments à percussion (plusieurs modèles se trouvent sur internet)

Quelques exemples que vous pourrez trouver à l’adresse suivante :  http://www.teteamodeler.com/dossier/musique.asp

 

Chant

Concevoir divers instruments à percussion (plusieurs modèles se trouvent sur internet)

Quelques exemples que vous pourrez trouver à l’adresse suivante :  http://www.teteamodeler.com/dossier/musique.asp

Vous pourrez profiter pleinement des instruments que vous aurez fabriqués en accompagnement du chant intitulé « Je veux te louer ».

Ce chant a été choisi parce qu’il inclut des pauses musicales où les enfants peuvent soit faire des bruitages vocaux, soit utiliser leurs instruments de façon libre.

Si vous ne disposez pas du temps nécessaire à la conception des instruments, vous pouvez apporter vos propres instruments, ou inviter les enfants à faire eux aussi des bruitages vocaux.

Le chant se trouve en format vidéo à l’adresse suivante :  https://youtu.be/6FNIxF32ss0

 

Prière

Utiliser des supports tels que :

  • Cocotte de prière (origami), tutoriel sur choisislavie.eklablog.com/cocotte-de-priere-a88371143

 

Cocotte de prière

cocotte-priere-2

  • Cube de prière (image collée ou dessinée sur chaque face du cube).

Cube de prière

Ou utiliser des mots clés comme : pardon, perdu, retrouvé, peur, erreur, ne pas forcer…

Pour créer un lien avec la communauté, proposer aux enfants de préparer des phrases de prière, puis d’animer le temps de prière au culte en se servant de la « cocotte de prière » (et des phrases qu’ils auront préparées : je tombe sur MERCI, je lis la phrase de remerciement, etc.). Ils pourraient y faire participer l’assemblée, dans ce cas il faudra plusieurs cocottes de prière et passer dans les rangs.

Séquence 5 : Animation pour 4-6 ans

Objectifs pédagogiques

  • Je réalise que j’ai le droit de me tromper, l’important c’est que je sois sincère, de tout mon cœur.
  • Luc 15.3-7 (La brebis perdue) + Marc 10.13-16; Romains 2.12-16 ; Psaume 119.9-11 ; Jacques 5.1-20.

 

Accroche : les illusions d’optique

Pour aborder la problématique des divergences de points de vue sur un même support / objet d’étude, on peut partir d’une image qui n’est généralement pas perçue ou lue de la même façon par tout le monde.

Trompe l'oeil

Consigne : Voici une image un peu spéciale : tout le monde n’y verra peut-être pas la même chose ! Dites en un mot ce que vous voyez, et justifiez votre réponse en décrivant les détails qui vous ont amené à donner cette interprétation de l’image.

Solution : soit on voit une vieille dame au nez crochu coiffée d’un fichu, soit on voit une jeune femme brune vue de profil, qui tourne la tête vers l’arrière.

 

Le texte Biblique : Luc 15.3-7 La brebis perdue

Ce récit très connu est l’occasion pour les enfants de comprendre qu’une personne peut s’égarer dans sa vie (dans un sens moral ou spirituel), mais que Dieu cherche à ramener tous les hommes, les femmes, et bien sûr les enfants à lui, dans sa « bergerie ».

Cet égarement peut amener une personne à s’éloigner de la vérité et peut concerner aussi bien un enfant né dans une famille chrétienne qu’un non-chrétien.

Dieu est capable de sonder nos cœurs et nos consciences, il peut comprendre quand une personne est égarée, c’est-à-dire qu’elle a fait une erreur, un faux pas, même un péché. Dieu lui manifeste encore son amour et lui donne l’occasion de venir à lui.

Pour les enfants, on peut leur rappeler ce passage de Marc 10.13-16 qui montre que l’innocence, un cœur pur et la sincérité spontanée des enfants sont essentiels pour accéder aux vérités du royaume :

Des gens amènent des enfants à Jésus pour qu’il les touche. Mais les disciples leur font des reproches. En voyant cela, Jésus se met en colère et il dit à ses disciples : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas. En effet, le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme les enfants. Je vous le dis, c’est la vérité : si quelqu’un ne reçoit pas le Royaume de Dieu comme un enfant, cette personne ne pourra jamais y entrer. »

Ensuite, Jésus embrasse les enfants et il les bénit en posant les mains sur leur tête. (traduction PDV)

À titre indicatif (sans toutefois l’aborder avec les enfants) on peut également se référer au passage de Romains 2.12-16

Tous ceux qui ont péché sans la loi périront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés. Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.

Psaume 119.9-11

Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole. Je te cherche de tout mon cœur : ne me laisse pas égarer loin de tes commandements ! Je serre ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi.

Jacques 5.1-20

Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène, qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Être témoin

Demander aux enfants d’apporter un témoignage sur une situation concrète où ils se sont sentis perdus, abandonnés, et sur le soulagement ressenti au moment d’être retrouvé.

Demander aussi à un catéchète, une personne de la paroisse etc., de témoigner par exemple, à partir d’un souvenir d’enfant qui pensait que Dieu (ou que les parents) ne l’aimait plus parce qu’il avait fait une grosse bêtise ; puis qu’il avait compris (et qu’il explique comment il a compris cela) Dieu (les parents aussi) l’aimait toujours et l’aimerait toujours quoi qu’il ait fait !

 

Vidéo

Sans paroles : 

Racontée :

 

Activité d’appropriation : les moutons en pompons

Fabriquer un mouton en pompon 

 

Temps de prière

  • Utiliser un support de prière (galet ou autre) à venir déposer dans un lieu symbolique au centre du groupe : pour trouver des bonnes idées de support de prière pour les petits, voir sur youtube :
  • Support verbal : pardon, merci, s’il te plait…
  • Petit texte en rapport avec le thème, une phrase que les enfants peuvent apprendre par cœur pour la redire ensuite à la maison au moment du coucher avec leurs parents ; par exemple :

« Seigneur quand je suis seul dans mon lit et que j’ai peur, je sais que tu es là. Ton amour me réchauffe comme le soleil et je t’aime. »