Archives pour la catégorie 2- La conscience tiraillée : Calvin et Castellion

Séquence 2 : Pour aller plus loin avec des adultes

Faire lire le chapitre 3 du livre De Luther à Luther King, une histoire protestante de la liberté de conscience : La conscience tiraillée.

  • À votre avis, existe-t-il aujourd’hui encore des hérésies ? Quelle définition donneriez-vous à ce mot ?
  • Faut-il se prémunir contre les hérésies ? Comment le faire ? Peut-on utiliser la force dans ce genre de situation ?
  • Comment analysez-vous la position de Calvin dans la condamnation à mort de Servet ? Le réalisme dans le domaine politique ou religieux peut-il amener à des décisions qui vont à l’encontre de la morale ?
  • Voyez-vous un lien entre la foi en un Dieu unique et la conviction d’être dans la vérité ? Le monothéisme engendre-t-il de la violence ?
  • Comment peut-on sortir de l’opposition vrai ou faux, vérité erreur ? Sommes-nous condamnés à une pensée binaire ? Comment Jésus s’est-il comporté vis-à-vis de ceux qui voulaient l’enfermer dans des catégories étanches entre pur et impur, Juifs et non Juifs ? Citez des exemples.
  • Comment faire pour articuler conviction et tolérance ? Quel rôle joue la conscience dans ce débat ?

Séquence 2 : Animation pour les 15 ans et plus

Objectifs de séance

  • J’apprends à me positionner personnellement devant des « cas de conscience » et je teste ma « sagesse » devant ces situations délicates.
  • Je réfléchis à la difficulté de juger les situations complexes avec sagesse et de manière juste.
  • J’essaye de réfléchir à mes propres réactions face à la contradiction, c’est-à-dire quand quelqu’un pense de manière différente de moi.
  • 1 Rois 3.16-28: le jugement de Salomon
  • Romains 12.2: le renouvellement de l’intelligence

 

Grand Jeu : « Le Scrupule »

  • Le principe :
  • Le principe consiste à jouer avec des situations plus ou moins complexes pour se mettre devant des « cas de conscience » et tester la « sagesse » des joueurs devant ces situations délicates.

 

Le déroulement et la règle du jeu

  • – Les adolescents sont en équipes de trois, cinq ou sept, selon leur nombre total, de façon à constituer environ cinq équipes.
  • – Les invités : huit à dix adultes de métiers différents, appartenant aux différents groupes de la paroisse, hommes et femmes, de diverses générations, sont assis en rang face aux équipes qui elles sont en demi-cercle. Il est important de conserver de l’espace entre les équipes et les invités
  • – Tous les invités se présentent : métier, âge, appartenance ecclésiale, loisirs, engagements bénévoles, militances…
  • – Chaque équipe tire une question dans les cartes « questions de scrupules ». Ils doivent discuter jusqu’à se mettre d’accord sur la réponse, puis ils inscrivent leur réponse de groupe sur leur carte. On ne peut répondre que « oui » ou « non » ou « cela dépend ».
  • – Le meneur de jeu donne alors la parole à la première équipe. Elle pose sa question à l’invité de son choix. Celui-ci répond alors en conscience. Comme les équipes, il ne peut répondre que « oui », ou « non », ou « cela dépend ».
  • Si la réponse de l’invité correspond à celle de l’équipe, cette dernière reçoit trois traces de pas en papier. Elle les pose sur le sol, comme pour tracer un chemin entre elle et l’invité. (Le nombre de traces de pas données à chaque fois dépend de la taille de la pièce. Si en six traces une équipe a rejoint un invité, l’on peut en donner moins. S’il faut vingt traces pour parcourir la distance, l’on peut en donner plus. Et rien n’empêche le meneur de jeu de décider à un moment d’augmenter ou de diminuer les traces gagnées au tour suivant.)
  • Si la réponse de l’invité est différente de celle de l’équipe, cette dernière peut décider de « contester » le choix de l’invité. Celui-ci a droit à deux minutes pour expliquer sa réponse. Puis c’est l’équipe qui, en deux minutes, tente de convaincre l’assistance de l’«erreur» de l’invité. Puis tous les joueurs et invités, sauf l’équipe et l’invité attaqué, votent : l’invité est-il dans l’ « erreur » ?
  • Si le vote donne raison à l’équipe (carte « diable »), elle gagne quatre traces.
  • – Si le vote donne tort à l’équipe (carte « ange »), elle perd deux traces.
  • – Le meneur de jeu donne ensuite la parole à l’équipe suivante qui pose sa question à l’invité de son choix, etc.
  • – Quand chaque équipe a posé sa question, le meneur de jeu refait tirer une nouvelle carte « questions de scrupule » à chaque équipe.
  • – Quand l’on décide d’arrêter de jouer, le meneur de jeu compte le nombre de traces gagnées par chaque équipe, celle qui en a le plus gagne. L’on peut aussi donner des traces supplémentaires à l’équipe qui s’est confrontée au plus grand nombre d’invités (il faut alors tenir ce compte et donner ce point de la règle avant de commencer, ou au début du deuxième tour.)
  • Matériel nécessaire (voir annexes sur appelesalaliberté.editions-oivetan.com) :
  • – les cartes «questions de scrupule» : recopier chaque question en haut d’une fiche bristol.
  • – des cartes pour voter : un bristol par joueur avec d’un côté un « diable » qui voudra dire «il est dans l’erreur» et de l’autre côté un ange qui voudra dire «il est dans la vérité».
  • – Des traces de pas à découper dans du papier de couleurs (si possible une couleur par équipe). En avoir d’avance et être prêt à en découper sur place en cas de manque.
  • – une montre avec trotteuse ou un chrono.
  • – un stylo par équipe.

 

Animation biblique : 1 Rois 3.16-28, le jugement de Salomon

  • Le jugement de Salomon, est un épisode de la vie du roi Salomon qui est raconté dans le premier livre des Rois(3.16-28). Le roi Salomon tranche le litige entre deux femmes qui prétendent être la mère d’un même enfant. La solution trouvée par Salomon – couper l’enfant en deux et en remettre une moitié à chacune des femmes – permet se découvrir quelle est la vraie mère (celle qui refuse le verdict et préfère que l’enfant vive, et qui ainsi pourra le voir). D’après la Bible, cet épisode illustre la sagesse du roi. Comme l’écrit le pasteur Patrice Rollin : « Le français est bien injuste avec Salomon. Car en français l’expression “un jugement de Salomon” est souvent employée à tort dans la presse pour désigner un jugement en demi-teinte qui ne satisfait personne en refusant de trancher clairement. Un jugement “qui coupe la poire en deux” . Si l’épisode biblique était vraiment connu, cette expression “un jugement de Salomon” devrait au contraire désigner une décision de justice particulièrement nette, juste et habile, et qui manifeste une intelligence aiguë de la situation. »
  • Juger, et bien juger selon les jugements de Dieu, est donc dans la Bible, et dans tout l’Orient ancien, une attribution essentielle du roi. Gouverner et bien juger vont ici de pair ; on ne parle pas encore de séparation des pouvoirs à l’époque ; encore que comme source de la justice est en Dieu, cela induit logiquement la possibilité d’un jugement par Dieu du pouvoir lui-même. C’est dans ce sens qu’un des livres de la Bible s’intitule “Juges”. Ceux qui sont ainsi dénommés sont d’abord des personnages charismatiques suscités par Dieu. Leur fonction essentielle n’est donc pas d’abord de juger, ni d’exercer la justice dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui, mais bien de gouverner temporairement le peuple et quelquefois de combattre les agresseurs du peuple d’Israël. Et pourtant, ces hommes sont quand même appelés des ‘juges’, et il est écrit qu’ils jugent Israël, c’est-à-dire qu’ils le gouvernent sous la direction de Dieu. »

 

Proposition d’animation :

Étape 1 : Lire les versets 16-22 pour poser la situation. Laisser réagir librement (5 mn).

Étape 2 : En répartissant les enfants par petites équipes de 3 maximum, demander à chaque équipe d’imaginer la suite de l’histoire et de la jouer en la transposant aujourd’hui (10 mn).

Étape 3 : Faire jouer les suites possibles par les différentes équipes.

Étape 4 : Faire voter tous les enfants, chacun selon son opinion, quelle a été l’attitude la plus sage ? Pourquoi ? (10 mn)

Étape 5 : Lire les versets 23-28. Laisser réagir librement puis questionner à partir du verset 28 : en quoi Salomon a-t-il montré qu’il avait la sagesse de Dieu en rendant son jugement ?

Étape 6 : Lire Romains 12.2. Questionnements possibles : qu’est ce que cela veut dire pour vous de « vivre selon les coutumes du monde » ? Qu’est ce que cela signifie « renouveller son intelligence » ?

Étape 7 : Faire le lien avec l’histoire de Calvin et Castellion à propos de la condamnation à mort de Michel Servet.

 

Repères historiques : L’affaire Michel Servet

  • Visualisation de la séquence du spectacle sur le DVD.

Débat :

  • Il est intéressant d’essayer d’évaluer le débat entre Calvin et Castellion à la lumière du jugement de Salomon qui permettait de constater « que Dieu l’a rempli de sagesse pour rendre la justice » (1 Rois 3.28) comme sur l’appel de Paul aux Romains à ne pas suivre « les coutumes du monde où nous vivons » mais de laisser Dieu nous transformer en nous « donnant une intelligence nouvelle ». En essayant d’échapper à la caricature et à l’anachronisme qui jugerait le « méchant » Calvin face au « gentil » Castellion, c’est l’occasion d’une discussion avec les catéchumènes pour réfléchir avec eux sur l’intelligence et la sagesse qui vient de Dieu et qui permet de prendre des décisions justes dans des situations complexes.
  • On peut relancer la discussion à partir de la question de principe : a-t-on le droit de tuer quelqu’un parce qu’il ne pense pas de la même manière que nous ? Laisser les catéchumènes réagir librement : la question est brûlante d’actualité… Mais que nous dit la Parole ? Elle est riche de conseils ! Pour avancer face à cette question, vous pouvez simplement lire Luc 6.27-37 ou quelques passages des exhortations données en 1 Corinthiens 4.1-5 ou 2 Timothée 2.1-26. Engagez une discussion sur ce qu’on peut / ne peut pas faire ou sur ce qu’on devrait / ne devrait pas faire.

Et nous, nous arrive-t-il aussi parfois de basculer du côté obscur de notre personnalité et de nous montrer durs et intransigeants vis-à-vis des autres, de ceux qui ne pensent pas comme nous, qui contestent nos croyances, ceux qui agissent à l’opposé de nos méthodes ?

Peut-on vraiment changer la façon de penser de ces personnes ? Quelle est la place de notre témoignage en cas de confrontation ? Quelle est la place / l’importance de la Parole de Dieu ? (lire 2 Tim 3.1-17 mais surtout à partir du verset 10 et 2 Tim 4.1-5) ? Quelle est la place du Saint-Esprit ? (vous pouvez lire aussi Gal 5.18-26 ou Eph 6.11-17)

 

Être témoin : soirée ACAT

  • Une animation passionnante pour les jeunes consiste à faire appel au responsable ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) de la paroisse ou d’une paroisse voisine pour recevoir son témoignage et découvrir l’engagement de ces chrétiens auprès de ceux qui sont devenus invisibles aux yeux de tous.
  • http://www.acatfrance.fr/
  • Il est aussi possible de visionner la vidéo de présentation de l’ACAT : https://www.acatfrance.fr/public/acat-web_low.mp4
  • Pourquoi ne pas proposer aux parents des catéchumènes de signer un appel de l’ACAT pour tel ou tel détenu ?

 

Temps de prière

  • Si vous avez fait le choix d’inviter un représentant de l’ACAT pour cette séance de caté, nous vous proposons d’utiliser l’annexe 3 : « Prier et méditer avec l’ACAT pour construire un moment de culte ».
  • Sinon , le temps de prière peut être centré sur les questions difficiles qui tiraillent la conscience des catéchumènes, pas forcément pour les exposer en public mais pour donner un temps de méditation en silence, un caillou à la main qui symbolise ce poids porté au fond de son cœur. Un temps de soulagement – allègement pourra être proposé aux jeunes en déposant symboliquement ce caillou et en signifiant le repos reçu en Christ (Matthieu 11.28-30).

Romains 12.2 peut être le support d’une prière collective pour demander à Dieu « le renouvellement de notre intelligence » et la sagesse pour apprendre à discerner « ce qui est bon, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. »

Séquence 2 : Animation pour les 11-14 ans

Objectifs de séance

  • Je découvre qu’il y a des questions difficiles qui ne peuvent pas être résolue de manière simple et binaire (par une réponse en oui ou non)
  • Je réfléchis aux différentes manières de réagir devant un « cas de conscience »
  • Je découvre la sagesse de Dieu qui aide au discernement
  • J’apprends à débattre en exprimant mon opinion, en cherchant à argumenter ce que je pense pour convaincre et aussi éventuellement être convaincu par les arguments des autres.

1 Rois 3.16-28 : le jugement de Salomon

Romains 12.2 : apprendre à discerner

 

Accroche : Sondez vos cœurs et vos consciences !

  • Pour chaque situation donnée, les enfants devront répondre le plus sincèrement possible. Rayer les options non choisies. Avertir les enfants qu’ils devront argumenter leur choix à la fin devant le groupe.
·       Situation ·       Premier choix ·       Deuxième choix ·       Troisième choix
·       Je suis témoin d’une bagarre entre un garçon et une fille. ·       Je tente de les séparer. ·       Je défends un des deux en tapant sur l’autre. ·       J’appelle du secours.
·       Mon portable a disparu dans les vestiaires de l’école et je pense savoir qui est le voleur.

·

·       J’essaie de le récupérer moi-même en allant fouiller son sac. ·       Je vais le dénoncer au CPE ou au surveillant. ·       Je demande l’aide de mes camarades pour me venger.
·       Mon meilleur ami a menti à ses parents sur son emploi du temps en me prenant comme alibi. ·       C’est mon meilleur ami, je ne peux donc pas le trahir et je ments à ses parents. ·       Je fais comprendre à ses parents que c’est compliqué, que je ne sais pas… ·       Je dis la vérité à ses parents, il n’avait pas à me mêler à ses affaires.

·

·       Je trouve un billet de 20 € au pied du bureau de mon professeur. ·       Je le lui donne immédiatement. ·       Je le garde car rien ne prouve qu’il soit à mon professeur. ·       Je le prends pour le donner à la collecte de l’Église.

·

·       Mon pire ennemi a perdu ses lunettes en tombant et je viens de les retrouver. ·       Je les laisse là où elles sont. ·       Je les ramasse et je lui demande de s’excuser avant de les lui rendre.

·

·       Je marche dessus pour les casser et je les lui rends en disant que je les ai trouvées cassées.

 

  • Organiser le débat sur les différentes attitudes à adopter dans une situation donnée : Avez-vous été sincères dans vos réponses ? Avez-vous hésité ? Pourquoi ? À quel moment est-on « juste » ? Pourquoi est-ce parfois difficile de trouver l’attitude juste ?
  • Variante en match d’improvisation : on peut faire de cette accroche un match d’improvisation en formant des équipes qui s’affrontent autour d’une même situation (colonne 1) tirée au sort. Comme dans les matches d’improvisation, ceux qui ne jouent pas servent de public et s’expriment soit en jetant des pantoufles (en signe de mécontentement) soit à l’applaudimètre (en signe d’approbation).

 

Animation biblique : 1 Rois 3.16-28, le jugement de Salomon

  • Le jugement de Salomon, est un épisode de la vie du roi Salomon qui est raconté dans le premier livre des Rois (3.16-28). Le roi Salomon tranche le litige entre deux femmes qui prétendent être la mère d’un même enfant. La solution trouvée par Salomon – couper l’enfant en deux et en remettre une moitié à chacune des femmes – permet se découvrir quelle est la vraie mère (celle qui refuse le verdict et préfère que l’enfant vive, et qui ainsi pourra le voir). D’après la Bible, cet épisode illustre la sagesse du roi. Comme l’écrit le pasteur Patrice Rollin : « Le français est bien injuste avec Salomon. Car en français l’expression “un jugement de Salomon” est souvent employée à tort dans la presse pour désigner un jugement en demi-teinte qui ne satisfait personne en refusant de trancher clairement. Un jugement “qui coupe la poire en deux” . Si l’épisode biblique était vraiment connu, cette expression “un jugement de Salomon” devrait au contraire désigner une décision de justice particulièrement nette, juste et habile, et qui manifeste une intelligence aiguë de la situation. »
  • Juger, et bien juger selon les jugements de Dieu, est donc dans la Bible, et dans tout l’Orient ancien, une attribution essentielle du roi. Gouverner et bien juger vont ici de pair ; on ne parle pas encore de séparation des pouvoirs à l’époque ; encore que comme source de la justice est en Dieu, cela induit logiquement la possibilité d’un jugement par Dieu du pouvoir lui-même. C’est dans ce sens qu’un des livres de la Bible s’intitule “Juges”. Ceux qui sont ainsi dénommés sont d’abord des personnages charismatiques suscités par Dieu. Leur fonction essentielle n’est donc pas d’abord de juger, ni d’exercer la justice dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui, mais bien de gouverner temporairement le peuple et quelquefois de combattre les agresseurs du peuple d’Israël. Et pourtant, ces hommes sont quand même appelés des ‘juges’, et il est écrit qu’ils jugent Israël, c’est-à-dire qu’ils le gouvernent sous la direction de Dieu. »

 

Proposition d’animation :

Étape 1 : Lire les versets 16-22 pour poser la situation. Laisser réagir librement (5 mn).

Étape 2 : En répartissant les enfants par petites équipes de 3 maximum, demander à chaque équipe d’imaginer la suite de l’histoire et de la jouer en la transposant aujourd’hui (10 mn).

Étape 3 : Faire jouer les suites possibles par les différentes équipes.

Étape 4 : Faire voter tous les enfants, chacun selon son opinion, quelle a été l’attitude la plus sage ? Pourquoi ? (10 mn)

Étape 5 : Lire les versets 23-28. Laisser réagir librement puis questionner à partir du verset 28 : en quoi Salomon a-t-il montré qu’il avait la sagesse de Dieu en rendant son jugement ?

Étape 6 : Lire Romains 12.2. Questionnements possibles : qu’est ce que cela veut dire pour vous de « vivre selon les coutumes du monde » ? Qu’est ce que cela signifie « renouveller son intelligence » ?

Étape 7 : Faire le lien avec l’histoire de Calvin et Castellion à propos de la condamnation à mort de Michel Servet.

 

Repères historiques : le débat entre Calvin et Castellion

  • On peut ici visualiser le DVD.
  • Il est aussi possible de choisir de raconter l’histoire en utilisant les visuels: (accéder aux visuels sur le site editions-olivetan.com) : Portraits des personnages, bulles avec ce que chacun disent ou pensent, leur étiquette religieuse, leur fonction…
  • Séquence 2 Castellion
  • Introduction:
  • Depuis les grands Conciles oecuméniques (rassemblement de tous les représentants et des théologiens de toutes les Églises), on s’est mis d’accord sur les fondements de la foi chrétienne. Ceux qui défendent des idées différentes ou contraires à la foi chrétienne sont alors considérés comme des « hérétiques ». Pendant des siècles, leurs idées vont tout de même circuler à travers le monde.

 

  • Dans les années 1550, Michel Servet, médecin espagnol (épingler son portrait), fait siennes quelques unes de ces idées jugées depuis longtemps comme hérétiques. Il est dénoncé et condamné par l’Inquisition (police religieuse) et espère trouver refuge et surtout faire valoir ses idées auprès de Calvin. Pour lui, la Trinité n’existe pas : Dieu, Jésus et le Saint-Esprit sont des « personnes » distinctes (épingler la bulle verte : Dieu + Jésus + Saint-Esprit = 3) De fait, il en déduit que Jésus n’est pas Dieu (épingler la bulle verte : Jésus ≠ Dieu) et que Dieu est le même Dieu pour les trois religions monothéistes : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam (épingler la bulle verte restante).Michel Servet
  • Jean Calvin, Réformateur français vivant à Genève (épingler son portrait), ne peut pas laisser dire ça. Laisser libre cours à ces idées prouverait aux yeux des catholiques que le protestantisme est une hérésie et que les protestants ne sont pas des vrais chrétiens. À ses yeux, il faut tout faire pour éradiquer ces idées dangereuses y compris par la force. Comme tous les autres, Calvin cherche à défendre la foi chrétienne en condamnant sévèrement Michel Servet. Il réaffirme le principe de la Trinité : Dieu, Jésus et le Saint-Esprit sont une seule et même personne. (épingler la bulle bleue : Dieu + Jésus + Saint-Esprit = 1) Pour expliquer ça aux enfants on peut utiliser l’exemple de l’eau : en glaçon, en vapeur ou en liquide, l’eau reste toujours de l’eau… Il en découle que Jésus ou Dieu, c’est pareil ! (épingler la bulle bleue : Jésus = Dieu)
  • Jean Calvin
  • Michel Servet représentant un danger pour le protestantisme naissant, Calvin pense qu’il faut l’empêcher de répandre ses idées ! Michel Servet est jugé par les responsables de la ville de Genève qui prennent soin de consulter tous les autres protestants en Suisse et en Allemagne. Tout le monde est d’accord et Calvin le premier. Servet est condamné à mort (épingler la bulle bleue restante) et envoyé au bucher…
  • Sébastien Castellion.jpg
  • Ayant été informé de cette exécution, Sébastien Castellion, un ancien élève de Jean Calvin, est très choqué par cette condamnation à mort d’un hérétique. (épingler le portrait de Castellion) En effet, Castellion est un fervent défenseur de la liberté de pensée : pour lui, nul n’a pas le droit de tuer quelqu’un à cause de ses idées (épingler la bulle orange « Tuer un homme, ce n’est pas tuer une idée, c’est tuer un homme. »). C’est une question de principe. Il fallait combattre Servet par les idées et les arguments et non en le jetant au feu. Seul contre tous, Castellion va donc s’opposer violemment à Calvin au nom de la liberté de conscience. Il défend également l’idée que nul ne connaît la vérité et qu’il faut lire la Bible en essayant de la comprendre et de l’interpréter en posant toutes les questions avec intelligence parce qu’il est impossible de la lire de manière littérale (épingler la bulle orange Bible = ?)

 

Débat

  • Il est intéressant d’essayer d’évaluer le débat entre Calvin et Castellion à la lumière du jugement de Salomon qui permettait de constater « que Dieu l’a rempli de sagesse pour rendre la justice » (1 Rois 3.28) comme sur l’appel de Paul aux Romains à ne pas suivre « les coutumes du monde où nous vivons » mais de laisser Dieu nous transformer en nous « donnant une intelligence nouvelle ». En essayant d’échapper à la caricature et à l’anachronisme qui jugerait le « méchant » Calvin face au « gentil » Castellion, c’est l’occasion d’une discussion avec les catéchumènes pour réfléchir avec eux sur l’intelligence et la sagesse qui vient de Dieu et qui permet de prendre des décisions justes dans des situations complexes.

 

Animation : Jeu du Marais

  • Le but du jeu est d’apprendre à exprimer son opinion, à argumenter pour convaincre et aussi éventuellement être convaincu par les arguments des autres débatteurs. Le tout dans un cadre bienveillant qui ne juge pas et qui ne conclut pas en donnant LA bonne réponse. Tout l’intérêt du jeu réside dans l’apprentissage du débat lui-même.
  • Dans un espace vide relativement grand on trace sur le sol avec de la corde ou de la craie 2 lignes pour séparer la salle en 3 parties égales.
  • Sur la place droite, le camp des « je suis d’accord ». Sur la gauche, celui des « je ne suis pas d’accord » et au milieu, c’est le « marais » (le camp où on reste quand on ne sait pas ou que l’avis est mitigé).
  • L’animateur introduit le jeu, explique que le but est de permettre à chacun de donner son avis dans le respect de tous et qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Il affiche une affirmation sur le mur (ce n’est pas une question mais une affirmation formulée nécessairement de manière à ce qu’elle puisse être interprétée de différentes manières).
  • Les jeunes occupent l’espace, en fonction de leur conviction. Ils ont le droit de changer de place au fur et à mesure de la discussion. Un temps d’échange permet aux différents groupes de s’expliquer, simplement. Attention à garder l’accueil des diverses opinions, avec beaucoup de bienveillance et de joie (on rit souvent !).
  • Quelques exemples d’affirmations:
  • Il faut éliminer ceux qui mettent en danger la société.
  • – Je suis contre la peine de mort, sauf dans certains cas.
  • – C’est idiot de mourir pour des idées.
  • – Pas de pardon pour les terroristes !
  • – On ne peut pas tuer une idée, même si elle est dangereuse.
  • Retour sur l’expérience du jeu :
  • Chacun doit pouvoir s’exprimer librement sur son ressenti, ses émotions, ce qui lui a paru difficile, facile…

 

Temps de prière

  • Demander aux enfants d’identifier des questions difficiles qui les embarrassent et pour lesquelles ils ne trouvent pas de réponse. Les jeunes sont invités à les écrire de manière anonyme sur un petit papier qui ne sera pas lu en public mais qui leur permet de « déposer » la difficulté devant Dieu.

La prière sera conduite par un adulte qui apaise et dédramatise en partageant devant Dieu le fait que les adultes sont eux-aussi confrontés à des questions difficiles pour lesquelles on se sent déchirés, la conscience tiraillée. La prière aura pour objectif de tout déposer devant Dieu, d’implorer son esprit de sagesse et de discernement et de dire le pardon de Dieu pour les erreurs de jugement passées.

Séquence 2 : Animation pour les 7-10 ans

Objectifs pédagogiques

  • Je comprends la définition du prochain donnée par Jésus : quelqu’un qui décide de s’approcher des autres, de ceux qui ne sont pas comme lui.
  • J’essaie de découvrir le “débat intérieur” qu’il y a au moment de prendre une décision difficile (comme par exemple à l’idée de s’approcher de quelqu’un qu’on ne connaît pour l’aider)
  • Je comprends que les adultes comme les enfants sont traversés par ces débats intérieurs

Luc 10.25-37 : le bon Samaritain

Luc 6.27-37 et 2 Timothée 2.14-26 : les querelles ne servent à rien

 

Accroche: Jeu du KILLER

  • Les enfants forment une ronde. Un enfant est désigné pour être Détective, il sort de la salle ou s’éloigne. Un volontaire du groupe est désigné pour être le Killer (= le tueur). Son but sera de tuer le plus de monde possible. Pour cela, il devra discrètement faire un clin d’œil à un membre du groupe sans se faire voir du détective. La personne visée par le killer devra alors s’allonger par terre pour signifier qu’elle a été tuée.
  • Quand le Détective revient au milieu du groupe, il doit s’efforcer de retrouver qui est le Killer (il aura trois chances). Si le Tueur est démasqué, il devient Détective à son tour et quitte la pièce. Un nouveau Tueur est alors désigné, etc.

Retour sur l’expérience du jeu :

  • Ce jeu sera l’occasion pour les animateurs d’aider les enfants à exprimer leurs sentiments sur le « plaisir » un peu sadique qu’on peut avoir à « jouer à tuer » tout en sachant que tuer dans la réalité est totalement interdit. C’est l’occasion d’une petite discussion rapide sur le plaisir qu’on ressent parfois à « éliminer » (en jeu, en rêve, en pensée ou parfois en réalité) quelqu’un qui nous dérange ou qu’on n’aime pas.

 

Le texte biblique : Luc 10.25-37, le bon Samaritain

Tout commence par la question posée à Jésus par un spécialiste de la Loi : quel est le chemin pour avoir la vie éternelle ? Renvoyé à la Loi et à son premier commandement : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. », la question du docteur de la Loi rebondit : « Qui est notre prochain ? » Pour répondre à cette question, Jésus raconte une parabole qui met en scène un voyageur agressé et laissé pour mort par des brigands. Qui va lui venir en aide ? Plusieurs personnages vont se présenter…

Après la première lecture, on entrera dans l’histoire par quelques questions :

– Relevez les différents personnages mentionnés dans l’histoire : le voyageur blessé, les brigands, le prêtre, le lévite, le Samaritain, l’aubergiste.

– Lequel, selon vous, a eu une bonne attitude et pourquoi ?  Pourquoi les autres n’ont pas réagi comme lui ?

– À votre vis, pourquoi ont-ils agi ou réagi comme ils l’ont fait ? Quelles étaient leurs motivations ou leurs excuses ? Qu’est ce qui les a empêchés de lui venir en aide ?

  • Éléments pour comprendre le texte :

Les premières personnes qui croisent la route du voyageur laissé pour mort par les brigands sont des responsables religieux qui, curieusement, se trouvent des excuses très « spirituelles » (Dieu ne veut pas qu’on touche un mort, cela rend impur) ou plutôt « légalistes » (ils n’ont pas eu le choix, ils « devaient » obéir à la loi) pour ne pas lui venir en aide. Le Samaritain, lui, ne se réfère pas à des lois religieuses pour agir. Il est intéressant d’essayer d’imaginer avec les enfants le débat intérieur de chaque personnage pour décider d’agir comme il a agi.

La pédagogie de Jésus est étonnante car il répond au docteur de la loi par une autre question : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? ».

En somme, il ne faut pas chercher le « prochain » dans celui qui m’est plus ou moins proche, aimable ou au contraire étranger, parce que le prochain c’est moi ! C’est à moi de me faire le prochain de l’autre ! Tout dépend finalement de l’accueil que j’aurai réservé à celui qui est proche ou lointain, celui qui est aimable ou pas, tout dépend de l’attitude que j’aurai eue face à celui qui est comme moi ou totalement différent ou étranger, tout dépend de comment je réagis face à celui qui a besoin de moi !

 

Animation 1 : Tous en scène !

  • Faire jouer la scène aux enfants en leur remettant une fiche personnage : brigand, Samaritain, le prêtre, le lévite, l’aubergiste, le blessé « comme mort ».
  • On peut faire jouer la scène par les enfants eux-mêmes ou utiliser des personnages Playmobil : choisir des figurines pour chaque personnage de l’histoire, fabriquer ou dessiner un décor, mettre en scène l’histoire avec les personnages.
  • Suggestion: On peut prendre des photos de chaque plan, et en faire ensuite un montage pour réaliser le film de l’histoire qui sera diffusé plus tard à l’occasion d’un culte de famille !

 

Animation 2 : Jeu du cabinet du docteur

  • Rapportez de chez vous diverses poupées et peluches que vous aurez récupérées de vos greniers, qu’elles soient vieilles, abîmées ou mal en point ou encore en très bon état ! Ramenez aussi des pansements, bandages, thermomètres ou toutes sortes de produits utilisés pour des premiers soins. Proposez aux enfants de jouer aux « docteurs » pour soigner les poupées et peluches qui en ont le plus besoin.
  • L’objectif est de faire prendre conscience des “débats intérieurs” qu’il y a au moment de prendre une décision difficile (comme par exemple à l’idée de s’approcher de quelqu’un qu’on ne connaît pour l’aider) C’est l’occasion d’un échange personnel entre les adultes et les enfants où les enfants découvrent que les adultes aussi sont traversés par des questions difficiles et des débats intérieurs compliqués. Il est important que les enfants découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à se poser des questions difficiles.

 

Repères historiques : Le débat entre Calvin et Castellion

  • Pour entrer dans l’histoire du débat entre Calvin et Castellion, on utilisera le DVD.

 

  • Quelques clés pour comprendre :
  • Depuis les premiers Conciles (là où les responsables des églises se réunissent), on s’est mis d’accord sur les fondements de la foi chrétienne. Ceux qui ne pensent pas la même chose sont considérés comme des « hérétiques ». Pendant des siècles, leurs idées vont quand même circuler le plus souvent en cachette.
  • Dans les années 1550, Michel Servet, médecin espagnol, fait siennes quelques unes de ces idées jugées depuis longtemps comme hérétiques (notamment pour lui, Jésus n’est pas Dieu le Fils). Il est dénoncé et condamné par l’Inquisition (police religieuse) et espère trouver refuge et surtout faire accepter ses idées par Calvin. Malheureusement, pour ne pas mettre en danger les protestants, Calvin va, comme tous le monde, réclamer sa condamnation à mort par les chefs de la ville de Genève. Servet sera brûlé vif.
  • Mais un disciple de Calvin, Sébastien Castellion va interpeller Calvin : pour lui, il est impensable de faire mourir quelqu’un à cause de ses idées… S’engage un débat entre Calvin et Castellion sur la question de la peine de mort !

 

Débat

  • On peut reposer la question qui oppose Calvin et son disciple Sébastien Castellion : a-t-on le droit de vouloir tuer quelqu’un parce qu’il ne pense pas de la même manière que nous ? Laisser les enfants réagir… La question est brûlante d’actualité… Mais que nous dit la Parole ? Engagez une discussion sur le débat intérieur qu’on peut avoir entre ce qu’on peut / ne peut pas faire ou ce qu’on doit / ne doit pas faire. Et nous, nous arrive-t-il aussi parfois de basculer du mauvais côté, en cherchant à éliminer ceux qui ne sont pas d’accord avec nous ? Là aussi il est important que les enfants découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à être « tiraillés » par certaines de ces envies contradictoires ou difficiles à avouer en public.
  • Pour nourrir la réflexion des enfants, vous pouvez simplement lire Luc 6.27-37 ou quelques passages de 2 Tim. 2.14-26 (Utilisez de préférence une version Parole de Vie, et sélectionnez les versets en fonction du niveau de compréhension de votre groupe).

 

Temps de prière

  • Proposer aux enfants d’identifier parmi leur entourage ou leur famille ceux qui, comme le voyageur blessé, sont faibles, souffrent de maladie, de solitude ou de rejet et de qui ils aimeraient s’approcher pour leur venir en aide peut-être sans oser le faire (par peur ?)
  • Proposer aux enfants d’élargir leur prière vers les inconnus dont ils aimerais s’approcher sans oser le faire.
  • Intercéder auprès de Dieu pour qu’il apporte la guérison du corps ou de l’âme.

Pour les plus jeunes, associer leur prière à un support (des galets qui représentent l’offrande de prière à déposer dans un lieu symbolique).

Séquence 2 : Animation pour les 4-6 ans

Objectifs pédagogiques

  • Je comprends la définition du prochain donnée par Jésus : quelqu’un qui décide de s’approcher des autres, de ceux qui ne sont pas comme lui.
  • J’exprime la difficulté et peut-être la peur que je peux ressentir à l’dée de m’approcher (devenir le prochain) de quelqu’un qui est différent de moi.
  • L’objectif est de faire réfléchir les enfants aux obstacles, aux difficultés, à tout ce qui peut empêcher de décider d’apporter amour et soin à ceux qui en ont besoin. L’enjeu consiste à laisser les enfants exprimer le tiraillement entre l’envie d’aider celui qui a besoin et la peur de s’approcher d’un inconnu.

 

Le texte Biblique : Luc 10.25-37, le bon Samaritain

  • « Comment entrer dans le royaume de Dieu ? » c’est la question posée à Jésus par un maître de la loi qui connait la réponse mais qui cherche à le mettre en difficulté, à le provoquer. Jésus répond à cette question-piège par une autre question : « Que dit la loi ? » et bien sûr la réponse est connue du maître de la loi : « Tu dois aimer Dieu de tout ton cœur, tu dois aimer ton prochain comme toi-même » et, comme pour sauver la face, il relance la question : « Mais qui est mon prochain ? »
  • C’est pour répondre à cette question que Jésus raconte l’histoire du bon samaritain…
  • Avant de raconter l’histoire aux enfants, il est important de présenter les personnages en expliquant leur fonction dans la société : un prêtre (c’est comme un pasteur) ; un lévite (qui sert au temple, comme un responsable de l’Église, un conseiller presbytéral) ; un Samaritain (homme venant du pays d’à côté et détesté pour cela par les Juifs). Pour Jésus, le « prochain » ce n’est pas le malheureux blessé mais c’est celui qui décide de s’approcher de celui qui est dans le besoin, blessés ou malheureux… c’est cela être « le prochain », s’approcher des autres pour les aider !
  • Petite vidéo pour vous aider : https://www.youtube.com/watch?v=Ly5e_50mTF8

 

Animation 1 : Tous en scène !

  • Raconter l’histoire aux enfants à l’aide des personnages Playmobil. Veiller à bien avoir tous les personnages, ne pas hésiter à ajouter des accessoires : charrette pour transporter le blessé, maison pour l’abriter, décors d’arbre ou autre … Ensuite, proposer aux enfants de jouer eux-mêmes l’histoire en choisissant un personnage qu’ils feront parler en essayant de comprendre ses motivations et ses craintes : pourquoi décide-t-il de passer son chemin ? Pourquoi l’autre décide-t-il de devenir prochain du blessé ? On peut rejouer une nouvelle fois l’histoire en échangeant les rôles car les enfants ont besoin de répétition pour intégrer le message. Lorsque les enfants jouent un rôle, il est intéressant de les laisser d’abord s’exprimer et de compléter seulement à la suite les oublis ou les erreurs de compréhensions lors des échanges entre les personnages.
  • Suggestion : Vous pourrez prendre des photos de chaque plan, et réaliser ensuite un montage pour faire le film de l’histoire, ce montage pourra être visionné lors d’un culte.
  • Proposition alternative : imprimez les personnages et décors ci-dessous sur du papier cartonné, découpez-les et collez-les sur de petites tiges en bois (du genre des baguettes chinoises) pour faciliter leur manipulation. Les enfants pourront rejouer l’histoire avec leurs propres mots.

 

Animation 2 : Jeu du cabinet du docteur

  • Rapportez de chez vous diverses poupées et peluches que vous aurez récupérées de vos greniers, qu’elles soient vieilles, abîmées ou mal en point ou encore en très bon état ! Ramenez aussi des pansements, bandages, thermomètres ou toutes sortes de produits utilisés pour des premiers soins. Proposez aux enfants de jouer aux « docteurs » pour soigner les poupées et peluches qui en ont le plus besoin. Vous pouvez cacher les « malades » dans la pièce et même à l’extérieur, les enfants vont jouer aux pompiers en allant chercher les blessés !
  • L’objectif est de faire réfléchir les enfants aux obstacles, aux difficultés, à tout ce qui peut empêcher de décider d’apporter l’amour et le soin à ceux qui en ont besoin. L’enjeu consiste à laisser les enfants exprimer le tiraillement entre l’envie d’aider celui qui a besoin et la peur de s’approcher d’un inconnu potentiellement dangereux.

 

Prière

  • Expliquer aux enfants que l’on parle à Dieu comme on parle à un papa ou à une maman, on peut lui dire : Merci… S’il te plaît … Pardon…
  • Chaque enfant peut chercher dans son entourage ou à l’école des personnes qu’il n’aime pas ou qui lui font peur et demander à Dieu de l’aider à surmonter ce sentiment.

On peut suggérer aux enfants de prendre un petit galet dans leur main et le déposer au centre du groupe en même temps que leur prière.