Séquence 2 : Animation pour les 7-10 ans

Objectifs pédagogiques

  • Je comprends la définition du prochain donnée par Jésus : quelqu’un qui décide de s’approcher des autres, de ceux qui ne sont pas comme lui.
  • J’essaie de découvrir le “débat intérieur” qu’il y a au moment de prendre une décision difficile (comme par exemple à l’idée de s’approcher de quelqu’un qu’on ne connaît pour l’aider)
  • Je comprends que les adultes comme les enfants sont traversés par ces débats intérieurs

Luc 10.25-37 : le bon Samaritain

Luc 6.27-37 et 2 Timothée 2.14-26 : les querelles ne servent à rien

 

Accroche: Jeu du KILLER

  • Les enfants forment une ronde. Un enfant est désigné pour être Détective, il sort de la salle ou s’éloigne. Un volontaire du groupe est désigné pour être le Killer (= le tueur). Son but sera de tuer le plus de monde possible. Pour cela, il devra discrètement faire un clin d’œil à un membre du groupe sans se faire voir du détective. La personne visée par le killer devra alors s’allonger par terre pour signifier qu’elle a été tuée.
  • Quand le Détective revient au milieu du groupe, il doit s’efforcer de retrouver qui est le Killer (il aura trois chances). Si le Tueur est démasqué, il devient Détective à son tour et quitte la pièce. Un nouveau Tueur est alors désigné, etc.

Retour sur l’expérience du jeu :

  • Ce jeu sera l’occasion pour les animateurs d’aider les enfants à exprimer leurs sentiments sur le « plaisir » un peu sadique qu’on peut avoir à « jouer à tuer » tout en sachant que tuer dans la réalité est totalement interdit. C’est l’occasion d’une petite discussion rapide sur le plaisir qu’on ressent parfois à « éliminer » (en jeu, en rêve, en pensée ou parfois en réalité) quelqu’un qui nous dérange ou qu’on n’aime pas.

 

Le texte biblique : Luc 10.25-37, le bon Samaritain

Tout commence par la question posée à Jésus par un spécialiste de la Loi : quel est le chemin pour avoir la vie éternelle ? Renvoyé à la Loi et à son premier commandement : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. », la question du docteur de la Loi rebondit : « Qui est notre prochain ? » Pour répondre à cette question, Jésus raconte une parabole qui met en scène un voyageur agressé et laissé pour mort par des brigands. Qui va lui venir en aide ? Plusieurs personnages vont se présenter…

Après la première lecture, on entrera dans l’histoire par quelques questions :

– Relevez les différents personnages mentionnés dans l’histoire : le voyageur blessé, les brigands, le prêtre, le lévite, le Samaritain, l’aubergiste.

– Lequel, selon vous, a eu une bonne attitude et pourquoi ?  Pourquoi les autres n’ont pas réagi comme lui ?

– À votre vis, pourquoi ont-ils agi ou réagi comme ils l’ont fait ? Quelles étaient leurs motivations ou leurs excuses ? Qu’est ce qui les a empêchés de lui venir en aide ?

  • Éléments pour comprendre le texte :

Les premières personnes qui croisent la route du voyageur laissé pour mort par les brigands sont des responsables religieux qui, curieusement, se trouvent des excuses très « spirituelles » (Dieu ne veut pas qu’on touche un mort, cela rend impur) ou plutôt « légalistes » (ils n’ont pas eu le choix, ils « devaient » obéir à la loi) pour ne pas lui venir en aide. Le Samaritain, lui, ne se réfère pas à des lois religieuses pour agir. Il est intéressant d’essayer d’imaginer avec les enfants le débat intérieur de chaque personnage pour décider d’agir comme il a agi.

La pédagogie de Jésus est étonnante car il répond au docteur de la loi par une autre question : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? ».

En somme, il ne faut pas chercher le « prochain » dans celui qui m’est plus ou moins proche, aimable ou au contraire étranger, parce que le prochain c’est moi ! C’est à moi de me faire le prochain de l’autre ! Tout dépend finalement de l’accueil que j’aurai réservé à celui qui est proche ou lointain, celui qui est aimable ou pas, tout dépend de l’attitude que j’aurai eue face à celui qui est comme moi ou totalement différent ou étranger, tout dépend de comment je réagis face à celui qui a besoin de moi !

 

Animation 1 : Tous en scène !

  • Faire jouer la scène aux enfants en leur remettant une fiche personnage : brigand, Samaritain, le prêtre, le lévite, l’aubergiste, le blessé « comme mort ».
  • On peut faire jouer la scène par les enfants eux-mêmes ou utiliser des personnages Playmobil : choisir des figurines pour chaque personnage de l’histoire, fabriquer ou dessiner un décor, mettre en scène l’histoire avec les personnages.
  • Suggestion: On peut prendre des photos de chaque plan, et en faire ensuite un montage pour réaliser le film de l’histoire qui sera diffusé plus tard à l’occasion d’un culte de famille !

 

Animation 2 : Jeu du cabinet du docteur

  • Rapportez de chez vous diverses poupées et peluches que vous aurez récupérées de vos greniers, qu’elles soient vieilles, abîmées ou mal en point ou encore en très bon état ! Ramenez aussi des pansements, bandages, thermomètres ou toutes sortes de produits utilisés pour des premiers soins. Proposez aux enfants de jouer aux « docteurs » pour soigner les poupées et peluches qui en ont le plus besoin.
  • L’objectif est de faire prendre conscience des “débats intérieurs” qu’il y a au moment de prendre une décision difficile (comme par exemple à l’idée de s’approcher de quelqu’un qu’on ne connaît pour l’aider) C’est l’occasion d’un échange personnel entre les adultes et les enfants où les enfants découvrent que les adultes aussi sont traversés par des questions difficiles et des débats intérieurs compliqués. Il est important que les enfants découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à se poser des questions difficiles.

 

Repères historiques : Le débat entre Calvin et Castellion

  • Pour entrer dans l’histoire du débat entre Calvin et Castellion, on utilisera le DVD.

 

  • Quelques clés pour comprendre :
  • Depuis les premiers Conciles (là où les responsables des églises se réunissent), on s’est mis d’accord sur les fondements de la foi chrétienne. Ceux qui ne pensent pas la même chose sont considérés comme des « hérétiques ». Pendant des siècles, leurs idées vont quand même circuler le plus souvent en cachette.
  • Dans les années 1550, Michel Servet, médecin espagnol, fait siennes quelques unes de ces idées jugées depuis longtemps comme hérétiques (notamment pour lui, Jésus n’est pas Dieu le Fils). Il est dénoncé et condamné par l’Inquisition (police religieuse) et espère trouver refuge et surtout faire accepter ses idées par Calvin. Malheureusement, pour ne pas mettre en danger les protestants, Calvin va, comme tous le monde, réclamer sa condamnation à mort par les chefs de la ville de Genève. Servet sera brûlé vif.
  • Mais un disciple de Calvin, Sébastien Castellion va interpeller Calvin : pour lui, il est impensable de faire mourir quelqu’un à cause de ses idées… S’engage un débat entre Calvin et Castellion sur la question de la peine de mort !

 

Débat

  • On peut reposer la question qui oppose Calvin et son disciple Sébastien Castellion : a-t-on le droit de vouloir tuer quelqu’un parce qu’il ne pense pas de la même manière que nous ? Laisser les enfants réagir… La question est brûlante d’actualité… Mais que nous dit la Parole ? Engagez une discussion sur le débat intérieur qu’on peut avoir entre ce qu’on peut / ne peut pas faire ou ce qu’on doit / ne doit pas faire. Et nous, nous arrive-t-il aussi parfois de basculer du mauvais côté, en cherchant à éliminer ceux qui ne sont pas d’accord avec nous ? Là aussi il est important que les enfants découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à être « tiraillés » par certaines de ces envies contradictoires ou difficiles à avouer en public.
  • Pour nourrir la réflexion des enfants, vous pouvez simplement lire Luc 6.27-37 ou quelques passages de 2 Tim. 2.14-26 (Utilisez de préférence une version Parole de Vie, et sélectionnez les versets en fonction du niveau de compréhension de votre groupe).

 

Temps de prière

  • Proposer aux enfants d’identifier parmi leur entourage ou leur famille ceux qui, comme le voyageur blessé, sont faibles, souffrent de maladie, de solitude ou de rejet et de qui ils aimeraient s’approcher pour leur venir en aide peut-être sans oser le faire (par peur ?)
  • Proposer aux enfants d’élargir leur prière vers les inconnus dont ils aimerais s’approcher sans oser le faire.
  • Intercéder auprès de Dieu pour qu’il apporte la guérison du corps ou de l’âme.

Pour les plus jeunes, associer leur prière à un support (des galets qui représentent l’offrande de prière à déposer dans un lieu symbolique).

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